Le livret enfin délivré

N’étant pas mariés, nous n’avons pas eu la joie de nous voir remettre un livret de famille par un maire ventripotent et concupiscent (paie ton cliché sur les élus locaux) sous les flashs de nos familles et amis émus à l’idée de se faire rincer toute la soirée. Du coup, la qualité de notre vaisselle s’en ressent : zéro petite cuillère en argent chez nous, pas de coupes à glaces non plus.

Seule la naissance d’un enfant pouvait valider la constitution de notre famille, ce qui a pris un peu de temps, 9 ans pour être précis (pour plus d’info, cliquer ici).

Par un mystère comme seule l’administration française sait en générer, l’obtention de notre livret de famille ne fût pas chose fluide, à l’image de notre capacité procréative en somme. Lire la suite

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Au boulot !

Mon congé de maternité se termine aujourd’hui. Inutile de préciser que je n’ai pas vu le temps passer. Si les 11 jours de congé paternité sont clairement insuffisants, les 10 semaines de congé maternité post-natal ne m’ont pas permis de me retaper complètement : la cicatrice de césarienne tire encore lorsque je suis trop longtemps debout et je resterai pudique sur mon manque notoire de sommeil.

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La chaise en bois

J’ai la nostalgie de la chaise haute de mon enfance. Elle était immensément haute : une fois assise, je dominais tout. Puis, j’ai dû sacrément m’accrocher pour grimper sur les barreaux lorsqu’il s’est agit d’aller rendre visite à mes frères et sœurs dont c’était le tour de balancer leur purée depuis ce promontoire. Enfin, à force d’usages et de mésusages, la chaise est devenue petit bois et a nourri une bonne flambée un soir d’hiver.

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Soyez les bienvenus sur ce blog !

Je m’appelle Simone (Momone pour les intimes) et j’ai tenu un blog consacré à mon combat contre l’infertilité. Au bout de 9 ans d’attente, j’ai eu l’immense chance de sortir du parcours d’assistance médicale à la procréation avec un petit Edgar dans les bras. Je partage ma vie avec Simon et Coin-coin, un canard en plastique jaune qui aura été un soutien indéfectible ces dernières années. Récemment, Gorille, un singe bleu, est venu appuyer Coin-coin dans sa noble tâche d’éloigner les fâcheux de ma personne.

Sinon, j’aime la bière belge, lire et constituer des piles de linges propres. J’ai un peu moins le temps pour ces deux dernières activités depuis la naissance d’Edgar, alors je me rattrape sur la première. L’objectif est d’arriver à un équilibre à moyen terme.

La tenue d’un blog m’a beaucoup aidée dans mon combat pour devenir mère et la tentation était souvent présente de m’éloigner du sujet principal pour aborder d’autres thèmes qui me tiennent à cœur. J’ai passé beaucoup trop d’années de ma vie à attendre et à espérer ce qui n’adviendrait peut-être pas, je souhaite désormais envahir et m’installer dans le présent pour profiter ici et maintenant.

Je causerai des sujets suivants :

  • l’infertilité : parce qu’il y a encore du boulot dans notre pays et que c’est un sujet englobant qui a trait aux enjeux de santé publique, d’environnement, d’égalité entre les gens et les territoires, bref, un sujet politique au sens noble du terme.
  • le féminisme : parce que je suis sidérée que les femmes ne soient pas les égales des hommes.
  • la politique / l’actualité : parce que j’aime bien l’ouvrir en grand.
  • maviemonoeuvre : peut-être que vous vous z’en fichez, mais ça me permet de consigner des petites anecdotes  qui sinon s’envoleraient de mes souvenirs. Et peut-être que cela vous intéressera finalement.
  • des histoires inventées ou pas complètement.

Ce que vous ne trouverez pas sur ce blog :

  • le récit détaillé de la vie de mon fils car je n’ai ni la vocation, ni le talent de tenir un « blog de Maman », et puis je crains que tout le monde ne partage pas mon avis (ie mon fils c’est le plus beau).
  • des anglicismes : c’est ma clause molière à moi.
  • des articles parrainés par des marques : parce que j’ai une éthique moi et que les marques s’en foutent de mon blog.

Et pourquoi « Gare au gorille » ?

Parce que j’adore cette chanson de Georges Brassens qui agit comme un puissant bouclier contre les fâcheux empiétant trop sur mon bien-être. Je me la fredonne dans la tête et ça va mieux.

Parce qu’à défaut d’être magistrat, j’aspire à être vieille un jour et dans la chanson, c’est la vieille qui gagne.

Parce que cette chanson provocatrice sert un combat politique fondamental – l’interdiction de la peine de mort – et que c’est modestement sur ce ton que je souhaite conduire ce blog : évoquer des sujets sérieux sans forcément me prendre au sérieux.